Lexique des mots et expressions de Lydia Renoir

 
  Il s'agit ici de mots et d'expressions propres à Lydia Renoir, issus de l'ensemble de ses romans.

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Acrobates de la résilience
: ardents défenseurs de la vie de tous les jours, de l’aptitude à rebondir sans être détruit. Artistes de la survie, ils plient mais ne cassent pas. Ils s’acharnent à voir la lumière au bout du tunnel. Pour Lydia Renoir, un acrobate de la résilience se définit aussi comme l’homo acrobaticus, véritable cavalier-acrobate, saisissant courageusement les fils du destin.

Âmes atrophiées
 : âmes affaiblies, recroquevillées sur elles-mêmes.

Allergie à la non-conscience : C’est une allergie qui n’appartient pas au monde de la matière, mais à celui de l’esprit. Cette allergie se développe chez les personnes sensibles aux êtres-escargots. Elle peut être atténuée et même soignée par des infusions d’amour, de patience et de compréhension.

Amnésie de coton
: perte de mémoire d’une poupée de chiffon.

Arbre généalogique des « Bécassine » : Bécassine est un personnage des bandes dessinées auxquelles Florence s’est attachée durant son enfance. Ainsi, toutes celles qui ont certaines affinités avec elle et font en quelque sorte partie de son arbre généalogique, ont ce don, par un coup de patte enchantée, de la charmer. C’est le cas de Jeanne la Pivoine, mais aussi d’Hélène Magnan, l'armurière, et de Liette Comeau dit « Liette la Violette », rencontrées dans le quatrième roman, La tortue de cristal. Bécassine est authentique et elle a un grand cœur. Elle a le « pays des masques » en horreur et sa candeur est désarmante. S'ajoutera à cet arbre généalogique des Bécassine, dans le 5e roman, Suicide sucré d'une poupée, Cécil Pichereau, une couturière originaire de France, qui mettra sur pied, entre 1939 et 1951, dans son grenier à Sainte-Blandine-de-Rimouski, un hôpital pour poupées et oursons.

Arrache-oreilles : haut-parleur.

Arrière-pays de la vie : diverses longueurs d'ondes et espaces non visibles à nos yeux. Lydia l'appelle aussi le pays discret.

Attitude-reflet : l'attitude des « femmes-reflet ».

Bain artistique (ou bain de beauté) : lorsqu’on se baigne dans la beauté, au contact des arts, de la nature, des vitraux… Ce bain est vivifiant pour l’âme.
 
Ballerine sur un fil de soie : c’est ainsi que se perçoit Florence de Blois, l’héroïne de la collection, qui, telle une ballerine, danse sur le fil de sa vie tendu entre deux mondes, celui du visible et celui du non-perceptible, au-delà des apparences.

Bébés de la terre
: ce sont les pierres précieuses et semi-précieuses, toutes les variétés de cristaux issus du ventre de la terre.

Bécassine d'Amérique 
: c'est Jeanne la Pivoine, un personnage haut en couleurs, qui s'apparente à la Bécassine de la BD de Caumery, très populaire dans les années cinquante. Elle tend la main aux cigognes portées par les éléphants, cherche les girafes, voyageant à dos de tortue… les héros du monde et de l'outre-monde.

Bétail existentiel : sur la face cachée de Gaïa (la Terre), dans un espace invisible à nos yeux, des troupeaux d'âmes traumatisées lors de guerres, de génocides, de séismes de toutes sortes, sont entassés.
 
Bourgeons d'humanité : les enfants, dans toute leur candeur.

Braille existentiel : lettres sculptées sur les pages de la vie, à lire avec les yeux du coeur.

Bulles des greffés : bulles qui contiennent les âmes des enfants décédés, rattachées par de longs fils à leurs organes encore vivants dans le corps des receveurs.

Bunker de pain d’épices : endroit secret où se réunissent les poupées et les oursons.

Caillot de chiffon : caillot s’apparentant à un grelot de sanglots, dans une artère de poupée.

Cathédrale de tissus : appellation donnée par Lydia Renoir à la vaste salle de cours décorée par Lily, la sœur de Florence, avec des tissus d’une rare beauté.

Centrale du détachement du moment présent (la) : C’est la centrale du renoncement de l’accomplissement de soi. Le marbre de l’intériorité, refusant de se modifier sous les coups de marteau et de couteau de la vie, comme David sous la main de Michelangelo.

Centrale de la tristesse infinie (la) : Cette centrale de formes pensées où sont amalgamées les tristesses infinies est un sombre silence où le ciel retient à perpétuité la luminosité de l’aurore.

Centrales de formes pensées : centrales invisibles où des pensées ont pris forme, telles des ombres fantomatiques. (« Centrale de la tristesse infinie », « centrale du souci excessif des autres »…)

Centrales de souffrance : rassemblement et, plus encore, agglutinement de souffrances dans l'invisible.

Chasubles de soie : robes longues en pure soie saumonée, à larges manches, conçues par Florence pour favoriser l’envol intérieur lors de la thérapie des voiles et des cocons.

Cocaïnomane des trois saveurs
: terme employé par Jeanne la Pivoine, pour expliquer sa dépendance à la glace trois couleurs, vanille, fraise et chocolat, dont elle mange un gros pot tous les jours.

Cœur de soieries : cœur des poupées qui recueillent les confidences.

Coeur élastique : blotti dans les replis de l'aura, c'est un espace où, par survie, en dehors du corps, on manifeste ses émotions, ce qui évite l'affolement et les bouleversements du corps.

Compagnons éponges : les poupées, peluches et oursons qui recueillent les chagrins des enfants dans le silence de la nuit.

Congé de purification : convalescence d'un être blessé par des gestes violents ou irrespectueux, qui puise au fond de lui la force de pardonner.

Conscience infuse : perception extraordinaire qui permet de saisir instantanément le sens des phénomènes.

Coquille vide : être nourri par « l'attitude-reflet » (voir « femme-reflet ») et affecté du vide des entrailles.

Corps-bonbon : corps d'un enfant accidenté donneur d'organes.

Danse de la protection et de l’immunité (la) : danse symbolique accompagnée d’un texte très porteur signé Florence de Blois (l’héroïne des romans de Lydia). Elle a pour but de renforcer la protection, l’immunité physique, psychologique, énergétique et spirituelle.

Décombres existentielles 
: débris, vestiges de crises existentielles vécues aux moments tristes et désespérants d'une vie.

Dedans du dehors (le) : l'intériorité, sous les apparences.

Désescargotiser (se) : se défaire de son état d'escargot. (Voir « êtres-escargots »).

Détective-bazooka (la) : l'agente Diane Dumesnil, qui défend la cause des enfants kidnappés, telle une lionne doublée d'un crocodile.

Dix origamis des silences habités : présentés de façon symbolique par l'art du papier plié japonais, ce sont les grandes douleurs muettes.

Donjon existentiel : profond cachot d'où s'extirpe un homme qui crie : «Je suis une femme!» et une femme qui crie : «Je suis un homme!»

Eau étoilée : élixir de cristal de roche dont on retrouve la recette pouvant être adaptée à tous les cristaux à la page 30 du roman de Lydia, La tortue de cristal.

Effet cristal
(l’) : comme une vague de fond, une profonde remise en question. C’est la puissance étonnante du rayonnement de la « femme-cristal » et de tous ceux qui par ricochet contribuent à son flamboiement.

Effet domino
(l') : action, réaction, de la cause aux effets.

Enfant-bibelot : enfant qui ne peut pas vraiment prendre pied dans la réalité de la vie de tous les jours parce qu’on ne tolère pas qu’il joue, qu’il saute, qu’il rit, qu’il chante, qu’il s’exprime, quoi! Il en est donc réduit à se comporter comme un objet.

Enfants-grenouilles 
: âmes des enfants donneurs d'organes, prisonnières d'un invisible marécage.

Enfant-vésuve : enfant colérique, prêt à exploser à tout moment comme un volcan.

Enfant-éponge : enfant d'une grande sensibilité, ayant été initié très jeune à l'art du dessin. Touché par tout ce qui est en cercle, il questionne sur les grands mystères de la vie.

Enfant-loupe : enfant qui est à l'écoute des grandes causes de la planète. Un cadeau de la vie, face à une déplorable neutralité parentale.

Entorses planétaires : luxations des chevilles du cœur ayant pour conséquence de nombreux conflits internationaux.

Épidémies de l’autre côté du miroir : confrontation de l’âme à ce qui pourrait s’apparenter à des guerres, des bactéries, des virus étonnants, dans un monde invisible à nos yeux. La conscience a souvent été percutée par des courants invisibles et puissants. L’immunité spirituelle a été mise à rude épreuve.

Escargot à deux carapaces 
: qui se rabat sur la location de la chair dont il parvient à se détacher pour se prostituer.

Êtres-escargots : Les êtres-escargots sont oppressés. Qui n'a pas son petit côté escargot? Mais plusieurs sont prisonniers d'une carapace, tel un mollusque sans os, l'âme cuirassée par une membrane faisant écran entre leur conscience et le monde. Il y en a plusieurs variétés : l'escargot des grandes villes, l'escargot des finances ou de l'exploitation pétrolière, des tactiques de guerre ou de l'intégration de certaines découvertes dans la vie des hommes. Il y a aussi l'escargot-porno.

Être-reptile : devenir un être-reptile, c’est la métamorphose qui attend malheureusement tous ceux qui n’ont plus cette volonté enflammée de transformer les actions en pensées.

Êtres-sangsue
: sous cette appellation sont regroupés ceux qui s’enrichissent du malheur et de la dépendance.

Êtres-tutu
: dans l’univers poétique et symbolique de Florence, les êtres-tutu, véritables fleurs de lumière, ont pris forme dans une dimension invisible à nos yeux. Elles sont la manifestation de la douceur, de la compassion et de la bienveillance des femmes au chevet de l’humanité. Il y a aussi les êtres dansants. Tous peuvent contribuer à verser des gouttes de poésie sur les cœurs fanés et désespérés.

Face cachée de Gaïa
(la terre) : zone de noirceur où des ombres sont entassées par millions, imposant troupeau de bétail existentiel. On y retrouve les morts des grandes et petites guerres, des soldats morts au champ d'honneur... chair à canon des conflits internationaux... des victimes des génocides et des catastrophes naturelles.

Femmes à aigrettes : dans l'invisible, elles ont la tête et le corps affublés de ramages propres aux costumes de music-hall. C'est le reflet d'une extrapolation du paraître ou d'une sensualité exacerbée.

Femmes au nez noir : femmes rencontrées dans certains pays comme le Bénin, le Togo et certaines îles des Caraïbes, qui veulent contrôler le destin en utilisant des poupées vaudoues, représentant des humains. L’expression « nez noir » n’a rien à voir avec la couleur de la peau. On considère qu’elles mettent leur nez mal intentionné un peu partout, pour forcer le destin.

Femme-cristal
: femme qui projette une clarté dans les cœurs, chassant toute obscurité, illuminée de l’intérieur, porteuse d’une profonde compréhension de la nature humaine et soucieuse de sa recherche légitime du bonheur.

Femme-fleur 
: Elle n'est pas décorative. Elle n'a rien d'un ornement. Elle surprend. Elle éclaire.

Femme-lilas : femme qui embaume l’air et fleurit l’atmosphère par son unique présence. Elle embellit la vie.

Femme momifiée
: femme entourée de bandelettes imperceptibles à notre regard. Prisonnière d’un sarcophage, elle est une triste spectatrice de sa vie et de celle des autres, figée hors de l’espace-temps.

Femme-poupée
: femme-artifice dont les vêtements conçus de tulle, de velours ou de soie sont devenus, par le biais de la mode, des tissus appâts, griffes, lances ou gourmandises.

Femme-reflet 
: femme qui ne vit que par les yeux des autres.

Femme sans reflet : femme dont on dissimule totalement le corps et la tête sous un vêtement traditionnel obligatoire, dans divers pays. (Voir également « femme-reflet »).

 Femme-tournesol : Une substance jaune et mordorée comme les pétales de tournesol, pigmente certains jours le sang et le cerveau de ces femmes, engorgeant leurs seins et exacerbant leurs émotions. Il s'agit de l'oestrogène, hormonale et dynamique mais aussi polluante et perturbatrice. Les suicides sont sept fois plus nombreux chez les femmes-tournesol.

Femmes verdâtres et grisâtres : Ce sont, en Occident, les femmes voilées de l'arrière-pays de la vie. Olive délavée, moisi des fruits d'été dont on ne sait apprécier l'abondance. Maladives, les femmes verdâtres consomment à outrance et les grisâtres souffrent d.un mortel ennui.

Flèches du destin : flèches constituées de minuscules formes géométriques (hiéroglyphes) issues de centrales de la face cachée de l'univers.
 
Fluidifier (se) : vivre un état altéré de conscience où l'on s'extrapole, prolonge, unit son intériorité aux objets, aux images ou aux êtres.
 
Force pourprée (la) : Elle est neutre en soi. Le libre arbitre permet qu'elle soit utilisée pour construire ou anéantir. Pour les Chinois, c'est le chi déversé dans l'univers.

Fraction de conscience : petite voix, parcelle d'intuition.

Froufroutage : babillage de poupée.

Gants de tempête : gants qui ne sont jamais mouillés à l'intérieur.

Gardes d'organes : garde du corps des enfants qui serviront de donneurs d'organes sur le marché noir.

Géants de conscience : idéalistes, pacifistes, constructeurs de ce monde. Chaque fois qu'un géant de conscience arrive à maturité, ayant survécu aux multiples épreuves de l'existence, son accomplissement équivaut à la conscience de cent quarante-quatre humains influents, porteurs d'idées et de réalisations lumineuses magnifiant la beauté du monde.

Génocide des enfants intérieurs : extermination par les ruses cérébrales, de la sensibilité et du sens de l’émerveillement, source de la vitalité des profondeurs de l’être.

Gestes parfumés
: gestes comparables à un baume sur les blessures imperceptibles.

Girafes existentielles 
: sympathiques babioles Giacometti-Modigliani batifolant dans les cocktails, les jus de fruits et les sodas, au Movenpick à Genève. Girafes existentielles, c'est dire la longueur du cou! Avec un enfant en phase terminale, un simple petit bidule comme celui-là fait souvent la différence quand il faut parler du papillon qui sortira de son cocon et de la girafe qui allonge son cou existentiel pour voir avec d'autres yeux.

Guêpes d’aura : elles décrivent une certaine compulsivité.

Guérisseuse de guerre : femme empathique à la cause des orphelins de guerre, qui veut soigner leur peine d’amour suite au décès de leur père parti au combat.

Guerrier existentiel : qui combat pour les nobles causes.

Haricots magiques : semences qui n,ont finalement rien d'alchimiques. Elles sont tout simplement les semences posées dans le jardin d'une vie.

Heure du tam-tam (l') : l'heure du réveil-matin, vu sous l'angle amérindien.

Homme-amphétamines : homme agité et hyper-réactif qui se stimule aux speeds, c’est-à-dire aux amphétamines, pour se donner meilleure contenance et résistance face aux aléas de la vie.

Homme-foetus 
: l'âme d'un suicidé s'étant retrouvé en « zone désertique » avant la fin du voyage… une naissance malheureusement prématurée.

Homme-Picasso : un « homme-tableau » dont le corps et le visage sont habillés de couleurs. C'est un Surma qui peint son corps, comme le fait la nature quand elle décore certains animaux, fleurs ou insectes.

Hommes-pollen : hommes qui, du fait qu’ils vivent en pays chauds, sont confrontés perpétuellement à l’influence du soleil sur leurs hormones sexuelles, principalement la testostérone. Ceci a pour conséquence qu’ils font face à un instinct sexuel, donc de reproduction, souvent exacerbé. Ils sont comme les fleurs qui libèrent le pollen, élément mâle, pour la perpétuation de l’espèce.

Homme-quartz
(l') : des larmes devenues quartz se sont cristallisées à l'intérieur et autour d'un homme relié à la centrale de la tristesse infinie.

Homme-tableau : voir « homme-picasso ».

Impératrice du vide : une mère ne vivant que pour le paraître, poussant sa fille à devenir poupée modèle pour mériter son amour. Il en va de même s'il s'agit d'un fils.

Larmes de quartz : un nuage de tristesse cristallisé dans un organe ou autour d'une personne.

Lianes du déversement de la peine : Ces lianes aspirent les larmes, afin qu’elles se déversent, évitant ainsi qu’elles ne cristallisent dans les grottes des non-dits.

Lianes magnifiques: fils conducteurs de l'inspiration, ayant guidé de tout temps les artistes.

Macaroni de nombrils : plat mangé froid par les égocentriques.

Mantes religieuses d’aura : elles sont la trace de l’autodestruction.

Materia immateria : Il y a ce que l'on peut analyser, vérifier dans le monde cartésien. Mais il y a aussi la materia immateria... la substance immatérielle que l'on ne peut ressentir qu'avec le coeur, au sein de laquelle nous pouvons trouver des remèdes subtils pour soigner les âmes blessées.

Mémoires tactiles : mémoires de la peau et du cœur… Certaines personnes ont l’épiderme si sensible qu’elles semblent voir par la peau. On parle alors de « perception dermo-optique ».

Mère-ventouse 
: mère qui comble de façon excessive le désert parental dont elle a souffert avec ses propres parents, par une possessivité extrême envers ses enfants et petits-enfants.

Mode New-Hook : par comparaison à « new look », une façon nouvelle d'intégrer les reproductions des toiles des grands maîtres aux vêtements.

Mollusques fibreux, coquillages brisés, perles dénacrées et crabes microscopiques dans les seins blessés :

Mollusques fibreux : tissus fibrokystiques.
Coquillages brisés : microcalcifications.
Perles dénacrées : kystes.
Crabes microscopiques : cellules ou tumeurs cancéreuses.

Mots-harpe, mots-violon, mort-piano, mots-guitare, mots-trompette : des mots puissants qui font vibrer les esprits comme de magnifiques instruments.

Mouches d’aura : elles évoquent le désespoir d’un monde intérieur confronté aux divers relents pestilentiels de l’existence.

Muraille de glace 
: une immense fortification, telle une démarcation, au-delà de laquelle vivent les « nains de conscience », dans les profondeurs de l'arrière-pays.

Nain-bourreau : « nain de conscience » dans un corps de bourreau.

Nains de conscience : « âmes atrophiées », « poussières d.homme ». Mille nains de conscience ont changé le monde…

Nounoursologie : science et art des soins apportés aux oursons et de la compréhension de leur mission.

Oeil de fée : Cette expression n'est pas propre à Lydia Renoir mais voici, selon sa perception, ce que peut en être la définition. Cet oeil ou ces yeux n'appartiennent pas au corps physique, étant d'une matière plus subtile. Ils appartiennent à l'âme. Cet oeil ou ces yeux permettent de percevoir ce qui est d'une nature plus éthérée, entre autres les élémentaux, c'est-à-dire les fées, les sylphes, les nymphes, les salamandres, les feux follets, les gnomes, les faunes, les lutins et les ondines.

Ogre-vidéo 
: mange les enfants devenus dépendants des jeux vidéo.

Oreille immatérielle : il s’agit ici d’une écoute particulière de l’esprit à l’affût des messages perçus en dehors de l’espace-temps de la matière.

Organgate 
: le dévoilement du scandale des vols d'organes.

Pamplelune : royaume des pamplemousses et de la lune, où vivent des réfugiés poétiques comme Paul Valéry et Aragon.

Pansements de beauté : appliqués grâce à un « bain de beauté », soit dans le cadre de la « thérapie des voiles et des cocons » ou dans un contexte plus familier. Le bain de beauté est artistique ou encore se réalise au contact de la nature ou des vitraux.

Papillon de plastique
: l’expression résume le vécu d’une femme portant des artifices de toutes sortes. C’est le formol des top models qui ne ressentent pas toujours le vide dans lequel ils se trouvent. Le papillon de plastique est dans une apesanteur propre à la non-conscience.

Papillons nocturnes d’aura
: ils reflètent l’angoisse des nuits d’insomnie.

Passeport vibratoire
: « Ce que tu es parle si fort que je n’entends pas ce que tu dis ». Cette expression résume bien l’essence même du passeport vibratoire que l’intuition est à même de ressentir.

Patrimoine immatériel : toute tristesse, pensée haineuse et suicidaire, tout élan de courage et de résilience, moment de désespoir, d’amour, d’entraide, de lâcher-prise et de pardon, habitant l’invisible.

Pays des masques (le) : pays des cagoules et des déguisements de tout acabit, portés par ceux qui se cachent sous des dehors empruntés.

Pêche aux oursons
(la) : pêche que l’on tente de faire souvent à l’âge adulte pour retrouver le monde de l’enfance délaissé prématurément ou brusquement.

Pêches aux tissus
(la) : pêche très particulière au cours de laquelle des femmes, en touchant la texture de multiples tissus dans un coffre, sans les voir, lieront de nouveau par la  mémoire inscrite dans les récepteurs sensoriels de leur peau, des moments passés de leur vie à une ou des étoffes ou soieries.

Perception dermo-optique
: certaines personnes ont l’épiderme tellement sensible qu’elles semblent voir par la peau. On parle alors de perception dermo-optique. (Voir « mémoires tactiles »).

Pigments vermillons
 : ils envahissent les êtres terrassés par la peur.

Peuple-jouets : peuple ami des enfants et des adultes au cœur d’enfant, constitué des poupées, oursons et peluches de tout acabit.

Piment aux ailes de coccinelle : psoriasis (maladie de peau) très rouge et rugueux.

Plaies existentielles : fissures de l'âme où dardent des flèches issues des « centrales de souffrances ».

Porte des hiboux (la) : portail subtil traversé la nuit, pendant le sommeil, au-delà duquel les règles du jeu sont mystérieuses.

Poupées de glace : représentation symbolique de la sensibilité givrée et des larmes frigorifiées.

Poupées de flamme
: représentation symbolique des pensées de colère et de destruction.

Poupées de lumière
: représentation symbolique des pensées qui éclairent, ouvrent la voie à la compréhension et à l’harmonie.

Poupées de pluie
: Ce sont des poupées imaginaires, mais très précieuses. Ce sont en quelque sorte des pensées-personnages qui habitent le cœur. Elles sont translucides. Elles mouillent toute pensée et toute chose. Donnent de l’éclat à la tristesse, la nostalgie et la réflexion. Il faut les préserver à tout prix.

Poupées de vent
: personnages-pensées qui s’allient aux poupées de pluie lors d’une crise existentielle, afin qu’elle porte fruit.

Poupée-pirate
: poupée qui n’a qu’un œil, et le bon!…, qui ne voit que la beauté du monde.

Poupée plongeuse : personne au cœur tendre comme celui d’une poupée de l’univers des contes, qui manifeste l’élan courageux de plonger au cœur même des situations qui parfois la confrontent.

Poupée-roche : une poupée-ancêtre qui a un million d’années.

Prolongement et fluidité transpositionnelle 
: état altéré de conscience où l'on s'extrapole et se prolonge dans les objets, les êtres et les images, comme un non-voyant dans sa canne.

Poussières d'homme : âmes dont la noblesse du coeur est réduite à l'état de détritus.

Rampants (les) : les âmes aveuglées par les théories extrémistes, qui vivent au ras du sol.

Remède de lumière : remède vibratoire préparé avec l’énergie reçue au niveau du chakra du cœur, puis déversé le long des bras, des mains et des poumons, dans l’eau.

Roseline (prononcer en anglais) : comparativement au « deadline » qui est cette dernière limite qui, si on la traverse, fait que l’on ne peut regagner le monde des vivants, le roseline est cette dernière limite au-delà de laquelle l’humanité ne pourra se retrancher, car privé de cette force de l’amour, symbolisée par la rose, elle s’assèchera et s’autodétruira.

Sangsue existentielle 
: homme ou femme qui parasite les êtres souffrants, qui tentent d'émerger de leurs blessures.

Scorpions d’aura : ils dépeignent la trahison dont on est affligé.

Sein de roche 
: une masse inerte, opaque, sans activité énergétique, remplissant le bonnet d'un soutien-gorge (une prothèse). Le sein de roche est aussi appelé «sein de pierre».

Serpent d’aura : son venin ankylose et sclérose. Il évoque la domination, le contrôle des victimes.

Serre poétique
: jardin humain, sous globe poétique, où les êtres souffrants, plongés dans un environnement éblouissant et touchant, révèlent leurs meurtrissures au grand jour et reçoivent des soins hors du commun.

Smarties syndrom
(le) : la dépendance aux calmants, aux somnifères… Une façon maladive tout à fait légale de geler ses émotions.

Sous la peau de la grenouille : ce qui est dans l'intériorité, sous les apparences, le « dedans du dehors » de la réalité. Sous les apparences de Gaïa (la terre), il y a une autre réalité.

Syndrome poético-martial : syndrome prémenstruel (SPM). Avec les mêmes lettres, il est saisi différemment. C'est la Souffrance Poético-Martiale, car il y a carence d'art et de poésie dans ce monde où règnent les forces du conflit et de l'agression.

Tente féerique : tente constituée de tissus translucides comme le tulle et la mousseline.

Théories de pâtisseries 
: théories trompeuses, gavant des générations jusqu'à ce qu'un haut-le-coeur collectif, un ras-le-bol, provoque un gigantesque vomissement, le balancier étant arrivé au climax de la tolérance.

Thérapie des voiles et des cocons : approche de soins conçue par la psychologue Florence de Blois (l’héroïne des romans de Lydia), pour venir en aide aux femmes blessées. « À blessure invisible… soins imperceptibles aux regards », dira celle-ci. Pour Florence, « les voiles protègent l’intimité où la profondeur de la vie se révèle. Ils cisèlent la femme, mais la femme peut aussi les modeler, les utilisant pour capter la puissance curative de la beauté gracieuse et imposante, magnifique et ravissante. » (La tortue de cristal, p. 79). Des chasubles de soie à larges manches ont été confectionnées. Elles voleront au vent. (Voir également : « pêche aux tissus » et « ver d’aura »).

Tissu désinfectant
: tissu en lien avec la mémoire d’une meurtrissure dont le pus continue de suinter. Il permet de purifier, d’assainir les souvenirs.

Tissu-écran
: tissu nacré. Il a la beauté des perles. En le regardant, on peut y voir une projection des mémoires secrètes des attitudes intimes de survie.

Tissu-pansement
: tissu dont la texture, la beauté et la symbolique permettent de soigner les blessures existentielles invisibles à l’œil nu.

Tremblement de nerfs 
: crise de nerfs.

Vents de conscience : courants du « pays discret de nos vies », porteurs de notions pouvant être captées intuitivement. Ils appellent à tournoyer comme un oiseau dans un grand vent.

Ver d’aura : cet asticot est une représentation dans l’aura d’une personne, de la mort et de la dissolution.

Vérité sans le sérum
(la) : le réel de ce qui semble vide, la vérité pure et dure.

Voile des apparences (le) : le masque subtile du paraître.

Voiles invisibles : sous les apparences, des réalités émotionnelles et spirituelles sont voilées. On pourrait aussi faire référence à ce qui est superficiel et par conséquent dissimule la nature véritable des êtres et des situations.

Volcan-glacier 
: une nature bouillonnante sous un dehors froid.

Yeux de chien : vision en noir et blanc, comme plusieurs animaux familiers.

Yeux galiléens : regard, telle une lunette grossissante, transperçant le « voile des apparences ».

Zone désertique (la) : le désert désespérant de l'arrière-pays.

 

 

 

 

 

 

 
 
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