Le style de l'auteure


   Lydia Renoir se révèle par ces mots : «À chaque jour, à chaque heure, se déposent en moi des tons purs fragmentés, des reflets lumineux, des ombres colorées. Par touches et frottis, s’inscrit l’atmosphère souvent si fugitive de la vie. J’aime décrypter les êtres, les paysages et les choses.» C’est au coeur d’un igloo littéraire qu’elle se livre corps et âme à une inspiration particulière. Elle perçoit des notions, des conversations, des racines de personnages. Ce qu’elle vit lorsqu’elle écrit pourrait se comparer à la technique du verre millefiori (mille fleurs), qui est travaillé avec des baguettes de verre aux motifs différents. La chaleur les fusionne et on obtient alors une baguette aux mille coloris que l’on étire jusqu’à ce que l’artiste la modèle avec des pinces. Les fils, les cordelettes de couleurs tissées dans l’invisible pendant plusieurs mois dans un espace imperceptible pour quiconque, sauf pour Lydia qui fréquente chaque jour son petit chemin de Compostelle,  fusionnent ou se superposent, donnant ainsi une étonnante substance : poétique, dramatique, symbolique, philosophique, spirituelle, féerique, même humoristique. Collé, sur les grandes questions de notre époque et, par moments, sur l’actualité, le tout s’apparente, donc, au verre millefiori. Elle travaille cette substance de multiples façons. Une essence littéraire d’une facture inusitée naît alors sous ses doigts, un style qu’elle qualifie d’impressionnisme-millefiori.



« Oui, j’entends que l’on crie dans un monde que nous sommes souvent
impuissants à percevoir. Les mots mettent bas, accouchant d’un récit stupéfiant.
Les personnages se bousculent. Le canevas flotte, les fils s’agitent, l’encre bleue s’étale.
Le papier, blême ce matin, retrouve sa couleur outremer. La profondeur de l’océan se confond à celle
du firmament, la féerie s’unit à la philosophie, le roman se joint au conte.
Une phrase est en moi : «Il était une fois…». 

« Dans la réalité poétique, le soleil peut être violet. Les fleurs changent de tons
au gré des émotions et les personnages, parfois étonnants, sont porteurs de ce qui habite
l’inconscient collectif. Doit-on se taire lorsqu’on y a accès avec un passeport multicolore
et multiperceptions? Doit-on vivre à côté de soi, emmuré dans la réalité matérialiste,
refusant l’odeur de son intériorité, le ventre torturé par un non qui devrait être un oui?
Oui, je le veux et je m’accepte telle que je suis. Cette réponse est la mienne.
Je désire m’assumer en tant qu’auteure de roman nouveau style.»

Extrait de La petite fille aux perroquets,
Lydia Renoir

 
 
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