La légende de Lydia

   Lors de sa naissance, ses parents ayant reçu beaucoup de roses rouges firent confectionner un chapelet de pétales de ces roses. Durant plusieurs années, elle le sortit de temps en temps de sa boîte, pour sentir dans le silence l’odeur poétique. À deux ans, elle découvrit le temps et le rythme dans l’espace. Elle croquait des raisins, l’aiguille des secondes sur l’horloge au mur de la cuisine se déplaçait et sa mère repassait une chemise. Tout cela avait la même cadence. Rien n’était statique. Puis, les oiseaux lui parlèrent, car ils avaient froid. Ils aimaient les biscuits réduits en poudre dans un sac de papier.

Un jour, elle vit son arrière-grand-mère figée dans un cercueil de bois. Elle comprit alors que ce qui devient statique n’est plus vivant.

Elle découvrit la beauté des fleurs, la douceur de l’eau et l’odeur du gazon fraîchement coupé. Puis, sans le réaliser, elle se mit à lire dans les pensées. Elle observait. On la disait sensible et secrète. La nuit, elle délaissait son corps endormi. Elle criait et personne ne l’entendait.
 
Au seuil de l’adolescence, elle perdit sa meilleure amie dans un accident d’automobile, l’avant-veille de Noël. Toutes les bougies devinrent nostalgiques. Lors des funérailles, elle vit l’image éthérée de son amie planer au-dessus du cercueil, à trois reprises. Elle l’entendit affirmer : «Vous vous êtes trompés, je ne suis pas morte.»
 
Elle comprit alors : «Vous vous êtes trompés, cherchez les véritables racines dans le jardin des jardins! Au-delà des religions devenues des traditions, il y a de forts courants spirituels, il y a le vent qui parle! Il vous dira ce qui doit être su!» Sa plume se délie. Elle commence à écrire des poèmes et des réflexions. Entre autre «Le monde de mon univers». Le professeur de français, étonné par son écriture, consacrera deux cours à l’étude de son poème, dans le volet littérature.
 
Lydia est assoiffée de pureté, assoiffée à en mourir. À dix-sept ans, elle écrit une pièce de théâtre : « La pureté d’être ». Tout la pousse à devenir une sorte de kamikaze du don de soi, car le bien doit émerger coûte que coûte et les souffrances doivent être apaisées! Elle se consacre à la médecine alternative, côtoie les souffrances du corps et de l’esprit et continue d’écrire des poèmes et des réflexions. Par moments, ses yeux voient ce que d’autres ne voient pas, particulièrement la nuit, et ses oreilles entendent les murmures étonnants de la vie. L’existence se dévoile. Elle perçoit les êtres-escargots, les enfants-loupe, les femmes-tournesol, les donjons existentiels, bref, le dedans du dehors de la réalité.

Lydia Renoir est née à Montréal, le 2 avril 1950. Elle est à l’écoute des traditions amérindiennes, des aspirations québécoises et des grands courants planétaires. Son arbre fétiche est un saule et les fleurs de pommiers la font rêver.

 
Si vous connaissez ma plume ou encore lorsque vous la découvrirez,
vous vous demanderez peut-être pourquoi suis-je si sensible aux autres plans de conscience?
Je les ressens. Ils m’interpellent. Ils sont là, comparables à d’autres longueurs d’ondes et j’ai vécu
plus d’une fois des expériences où mes yeux ont vu ce que d’autres ne voient pas.

Je ressens et discerne sous les apparences, la réalité cachée sous les masques.
Elle se révèle souvent de manière vibratoire. Ce langage ne m’est aucunement inconnu.
Je m’adresse, dans mes romans-contes (philosophico-féeriques), à tous ceux et celles qui, peu importe leur religion,
sont en quête de connaissances, d’humanisme et d’une représentation plus sensible de la vie.
L’œil est le regard qui vient de l’intérieur mais il est aussi le symbole de la perception intuitive, ouverte sur le monde.

Forgeons des clés de lumières,
ainsi les mystères seront élucidés.
Porteurs d’étoiles, vous êtes demandés!

Extrait de La petite fille aux perroquets,
Lydia Renoir

 

 
 
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